Vous êtes d’abord frappé par la couleur de ses yeux. Taillés dans un ciel d’avril, ils mettent en scène la giboulée de son regard.
Ce sont ces mêmes yeux qui sont son instrument de travail. Nicolas Reitzaum est photographe. De mode, de portraits. Surtout de portraits.
Il est moins un chasseur de beauté qu'un chasseur de vérité. C'est selon lui en cherchant votre vérité dans un instant de vous-même qu'il trouvera votre beauté. Pour ce faire il prendra le temps de vous apprivoiser. Il n’y aura plus que vous et lui dans la douce bulle qu’il aura su créer - petit salon privé construit dans le but de chatouiller vos émotions jusqu’à vous en dérober la plus forte.
Quand on lui demande si c’est une vocation, il hésite. Son parcours brillant (cinq ans de droit ponctués par l’intégration de HEC) vous pousserait à attendre un « non » comme réponse. Et pourtant… c’est le oui qui fleurit au bord de sa bouche. Ce n’est pas pour rien que petit il ramenait des 18 en cours de dessin à ses parents, ce n’est pas pour rien que son regard est aiguisé sur les autres depuis l’enfance.
Comment passe-t-on de HEC à la photographie ? En refusant un avenir déjà écrit, en cherchant son idéal de vie, persuadé de le trouver. Pour le trouver, il est allé à Dublin. Sans changer de profession, il a changé le terreau de sa vie. C’est au hasard (ou au destin – selon votre doctrine) qu’il a laissé toute la place, entremetteur hors-pair qui lui a fait rencontrer le mannequinat. Et ainsi la photographie. La vie comme une ouverture de petites portes successives.
De retour à Paris, le jeune autodidacte s’est entièrement consacré à son art. Il est déjà plein de projets qui lui font allumer la lumière de ses yeux. Son ambition ? Réussir un jour à toucher l’art du plus près possible, faire l’art en imprégnant ses photos de sa personnalité. Avoir sa « patte ». En arrachant du plus profond de vous-même ce que les autres n’ont jamais su voir de vous. Imposer sa grille de lecture de vous au reste des autres. Et à vous-même.
Et c’est là que Victor intervient… Que serait Nicolas Reitzaum sans lui ? Un soldat sans arme. Ce magnifique Hasselblad réconcilie la beauté d’un vieil appareil avec la technique moderne. Il vous fera entendre le bruit de l’appareil lorsqu’il prend une photo et c’est tout son enthousiasme qui vous brûlera. Alors, vous verrez plus nettement l’homme. Un homme qui aime tellement la vie qu’il en déborde, qu’il lui arrache toutes ses promesses, qu’il la risque tous les jours.
Aura-t-elle l’insolence de ne pas lui rendre son sourire ?
Sites :
www.reitzaum.book.fr/
framebow.com
mardi 2 juin 2009
Nicolas Reitzaum
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